vanité 1

 2002 – série de 17 travaux – 30 x 30 cm – impression pigmentaire

En cette époque, où des cadavres ensanglantés sont servis dans l’assiette des téléspectateurs au journal de 20h, il ne me paraît plus envisageable d’aborder frontalement les tragédies internationales. Trop d’image tue l’image. Il ne reste plus, pour parler dans cette cacophonie générale, qu’à chuchoter et emprunter des chemins détournés.
Cette série a été ma façon de parler du 11 septembre 2001. Dans l’après-coup, une fois passées les émotions premières, les poubelles installées en ville à la suite de cet événement m’ont paru condenser à elles seules toute la complexité de nos réactions : elles nous rassurent en empêchant la dissimulation d’une bombe mais en même temps nous rappellent que la dénonciation de la civilisation de l’hyperconsommation a servi entre autre de prétexte à cet acte de barbarie. Elles nous débarrassent de nos déchets mais en même temps changent leur statut : d’objets abandonnés ils sont visuellement valorisés à travers un filtre, vert. Pourquoi vert d’ailleurs? En fait de transparence, c’est le glauque, l’informe, nos peurs enfouies qui remontent à la surface.

Ces travaux n’ont pas cherché d’emblée à poser ces questions encore moins à y répondre. Si ces images se sont imposées à moi, c’est qu’elles devaient potentiellement les contenir au point de s’imposer comme signes.
Cette série a été le déclencheur d’autres travaux sur le thème de la vanité en rapport avec le corps ou notre environnement quotidien.

dossier téléchargeable en pdf

 

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