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2012 – 30 x 30 cm – impression pigmentaire

Le musée et la photographie ont bien des points communs.

Tous deux décontextualisent : le musée ne présente pas les oeuvres dans leur cadre et leur usage originel, la photographie tranche dans le réel, laissant de coté un hors-champ infini.

Le musée met à distance comme la photographie : les oeuvres sont souvent protégées derrière des vitrines, le photographe percoit le réel à travers un ensemble de lentilles.

Le musée ne rend compte que partiellement du passé, il ne présente que d’oeuvres dont on a estimé qu’il fallait les conserver. Son regard est faussement objectif comme celui du photographe. Le ça a été de la photographie est un leurre, ce qui est photographié au moment exact de la prise de vue, techniquement, l’opérateur n’a pas pu le voir.

Il ne reste plus qu’une seule chose à faire : être dans le présent : prendre l’oeuvre pour ce qu’elle est devenue, hors contexte culturel, accepter les reflets qui en gêne la perception et s’interroger sur son propre passé pour chercher à savoir pourquoi le regard c’est focalisé sur tel détail.

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